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2008
Festival Master Class
Le VCU French Film Festival est fier d’accueillir le Masterclass

La vérité sur l’origine du sujet… ou presque.
Sam Karmann revient sur la genèse du projet : “Cynthia Liebow, l’éditrice de Stephen McCauley en France depuis bientôt vingt ans, sait qu’il aime beaucoup le travail de la réalisatrice Agnès Jaoui, et a l’idée d'envoyer son livre La Vérité ou Presque aux productions Les Films A4. Agnès aime le livre, mais prise par un autre sujet, me conseille le bouquin. Au départ, je me demande comment un roman américain, et donc inscrit dans une culture américaine, pourrait être proche de moi. Mais il s’avère que McCauley est de Boston et sans doute influencé par cette ville qui a gardé une très forte influence européenne, j’ai retrouvé à la lecture dans sa façon d’aborder ce thème une vraie proximité. De son côté, Stephen voit mes films et les apprécie. Nous nous rencontrons. Je l’apprécie aussi. Je peux me lancer dans l’adaptation.”
True Enough
Troisième long métrage de l’acteur-réalisateur Sam Karmann après Kennedy et moi (1999) et A la petite semaine (2003, à l’affiche du 12ème VCU FFF), La Vérité ou presque est l’adaptation du roman True Enough de l’Américain Stephen McCauley, nominé pour le Prix Fémina étranger 2002 (le livre était paru en France sous le titre La Vérité ou presque). C’est la deuxième fois qu’un des livres de cet auteur originaire de Boston est porté à l’écran après The Object of My Affection, dont l’adaptation fut signée Nicholas Hytner, avec Jennifer Aniston. C’est aussi la deuxième fois que Karmann porte un livre à l’écran après Kennedy et moi, qui, malgré ce que le titre peut laisser penser, était inspiré d’un best-seller français de Jean-Paul Dubois.
All that jazz
Le rôle-clé de Pauline Anderton, la chanteuse de jazz imaginaire, est tenue par Catherine Olson. Pauline Anderton n’était ni Ella Fitzgerald, ni Billie Holiday, le personnage avait une jolie voix, avec bien sur quelque chose de très personnel. Il fallait donc une chanteuse douée, originale et crédible dans l’interprétation de ces « vrais-faux » standards. Il ne fallait pas non plus choisir une actrice pour jouer et une chanteuse pour doubler Pauline. Pour le coup, le réalisateur voulait la vérité. Catherine a également écrit les paroles des chansons qui, si on y prête attention, reprennent toutes les thématiques du film.
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